{"id":495,"date":"2007-08-27T08:50:00","date_gmt":"2007-08-27T08:50:00","guid":{"rendered":"\/blog\/?p=495"},"modified":"2012-05-01T01:38:49","modified_gmt":"2012-04-30T23:38:49","slug":"deballage_au_bal_des_bulles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.polom.org\/blog\/posts\/495\/deballage_au_bal_des_bulles","title":{"rendered":"Deballage au bal des bulles"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" src=\"\/blog\/wp-content\/uploads\/imports\/exp_DSC4649.jpg\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p>Dix-neuf heures, je prends un dernier verre, assis sur le banc dans le jardin.<\/p>\n<p>Cette lumi\u00e8re si particuli\u00e8re de l&rsquo;Ile de R\u00e9 a envahi le jardin.<\/p>\n<p>Le soleil de cette fin de journ\u00e9e diffuse une lumi\u00e8re chaleureuse, pleine d&rsquo;\u00e9nergie et de m\u00e9lancolie.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s des journ\u00e9es dignes d&rsquo;un morne automne c&rsquo;est avec le plus beau des temps et la plus belle des lumi\u00e8res que la fin des vacances s&rsquo;annonce dans le fond de mon verre.<\/p>\n<p>C&rsquo;est en fait plus que la fin des vacances qui s&rsquo;annonce, c&rsquo;est le d\u00e9but d&rsquo;une ann\u00e9e qui promet d&rsquo;\u00eatre dingue. Il faut y aller. Ce sera sport mais \u00e7a va valoir le coup !<br \/>\nLe boulevard de la Villette me semble pourtant si loin&#8230; et peu d\u00e9sirable.<\/p>\n<p>Minuit et demi, je sors du train. Je me r\u00e9veille apr\u00e8s avoir dormi les quarante derni\u00e8res minutes,  accompagn\u00e9 par <a href=\"http:\/\/www.gubitsch.com\/?rubrique=3\"><br \/>\n<span style=\"font-style: italic;\">Resistiendo a la Tormenta<\/span><\/a>. Le retour est toujours particulier. Difficile de faire plus grand \u00e9cart qu&rsquo;entre ce verre pris dans la lumi\u00e8re et le calme du jardin, le bruit des vagues en fond, la douceur de l&rsquo;air et de l&rsquo;esprit, et la gare Montparnasse, immense sous-sol gris aux membres de b\u00e9ton froids et sombres.<\/p>\n<p>Revenir \u00e0 la ville&#8230; trop de monde m\u00eame si \u00e0 cette heure la gare est quasi d\u00e9serte pour qui la connait de jour. La queue \u00e0 la station de taxis est surr\u00e9aliste. Marcher, trouver une autre station&#8230; improbable&#8230; inutile d&rsquo;esp\u00e9rer un taxi libre&#8230;<\/p>\n<div style=\"text-align: left;\"><span style=\"font-weight: bold;\"><br \/>\n\u00ab\u00a0<\/span><br \/>\n<span style=\"font-style: italic; font-weight: bold;\">Alpha Taxis j&rsquo;\u00e9coute ?<\/span><br \/>\n<span style=\"font-weight: bold;\">\u00ab\u00a0<\/span><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&rsquo;attente est longue&#8230; pendant ce temps les odeurs de graillons de la brasserie proche, les loulous qui d\u00e9filent, la casquette aux motifs Herm\u00e8s juste pos\u00e9e sur le haut du cr\u00e2ne, l&rsquo;air de ca\u00efds en goguette, nous rappellent un peu plus la vie parisienne. J&rsquo;ai envie de repartir en courant.<\/p>\n<p>Vingt minutes plus tard, un peu plus loin, le carrosse invoqu\u00e9 s&rsquo;est mat\u00e9rialis\u00e9.<\/p>\n<p>Cendrillon s&rsquo;attache \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi, mon sac \u00e0 main de quinze kilos dans le coffre. De citrouille il n&rsquo;y a point.<\/p>\n<p><br style=\"font-style: italic; font-weight: bold;\" \/><\/p>\n<p><span style=\"font-style: italic; font-weight: bold;\"><br \/>\nLes rues&#8230;<\/span><\/p>\n<p>Je suis comme un poisson rouge dont on prom\u00e8nerait l&rsquo;aquarium : Paris d\u00e9file \u00e0 travers les vitres. Les White Stripes du chauffeur ont pris la place de mon Gubitsch-Cal\u00f3. A mesure que Paris d\u00e9file il me r\u00e9apprivoise. Je me laisse aller. Les paysages urbains, les lumi\u00e8res, tous ces gens, cet univers agressif, me redeviennent familiers&#8230;<\/p>\n<p>Sous la couette je me laisse aller, tardivement, \u00e0 ce retour en territoire hostile.<\/p>\n<p>Voil\u00e0. On est lundi matin, une nouvelle ann\u00e9e commence. Le boulevard de la Villette ne m&rsquo;a pas mang\u00e9 tout cru.<\/p>\n<p>Vais-je le manger ?<\/p>\n<p>Marc.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[53,139,87],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.polom.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/495"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.polom.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.polom.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.polom.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.polom.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=495"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.polom.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/495\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1994,"href":"https:\/\/www.polom.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/495\/revisions\/1994"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.polom.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=495"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.polom.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=495"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.polom.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=495"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}